Jeux de plateau sous soleil de plomb, en ce samedi, 1er jour de la fête du jeu 2026.
Après un premier après-midi marqué par la canicule, la fête du jeu continue ce dimanche !
En ce premier après-midi de fête, la canicule avait été anticipée avec plus de barnums que d’habitude (ici celui des jeux de plateau) pour se mettre à l’ombre.William Aubert de Figiko et son stand d’impression 3D, présentait des accessoires de jeu, des figurines et leurs décors. Le Garatois peut aussi produire à la demande et à l’identique des pièces ou pions perdus de jeux qu’on a à la maison. L’homme est un pionnier de l’impression 3D découverte il y a 16 ans, « à une époque où les imprimantes n’étaient pas aussi performantes, ce qui m’avait alors incité à faire une pause ». Avant de revenir plus fort sur la discipline il y a 2 ans et de réaliser désormais de véritables chefs-d’oeuvre.Thomas Lima présentait sa maison d’édition Lima Games (Gironde) et celle des copains d’Oka Luda (Dordogne), lesquels rendaient simultanément le même service dans l’autre sens à la fête du jeu de La Souterraine. Il présentait notamment les jeux de cartes qu’il a créé sur le thème des mythologies grecque ou japonaise. « Des jeux qui ne durent pas plus de 15 minutes, avec beaucoup d’images mythologiques où l’on combat son adversaire ».Venu du Mans, Robin Bonenfant (ici en pleine partie avec sa meilleure amie autoproclamée manager) a développé le jeu Benerubus, un jeu de stratégie, de dissimulation et de conflits, se jouant à 2, durant de 20 à 25 minutes, à partir de 10 ans, dont il est venu tester à Chazelles le prototype le plus abouti. « L’objectif est de trouver le Benerubus, un fruit extrêmement convoité: les joueurs vont se battre pour l’obtenir et celui qui y parvient et le détient en fin de partie gagne ». C’est son premier jeu et le jeune hésite encore entre financement participatif pour le lancer à compte d’auteur ou démarcher un éditeur. Après Chazelles, il compte se rendre au Flip cet été à Parthenay.Grégoire Debodinance avait déjà organisé une session du jeu d’ambiance et de rôle Les loups garous de Thiercelieux pour l’APE de Saint-Sornin/Vouthon/Vilhonneur, en ressortant identifié comme un maître du jeu crédible sur l’histoire. Une histoire de loups-garous dissimulés au sein d’un village, où ils doivent manger tous les habitants, tandis que les habitants non lycanthropes doivent eux essayer de démasquer les loups-garous! Un jeu a priori d’équipe donc… « Mais ce n’est pas si évident, car parmi les habitants, il y a des dissensions: il y a des amoureux qui veulent être les seuls survivants donc qui n’hésiteront pas à trahir les autres villageois. Il y a un habitant qui a grandi parmi les loups, et le jour où son tuteur se fait tuer, il passe du côté des loups… ». Habitant Chazelles depuis un an, Julien Esplas présentait les jeux de rôle sur table, « aussi appelés jeux de rôle papier », Star Wars, Dark Crystal et Donjons et Châtons, trois licences dont les univers parlent aux gens. « J’ai envie de jouer pendant une heure à une heure et demi avec des gens dans des univers qu’ils connaissent mais où ils où envie de jouer leur propre personnage » résume celui qui est maître de jeu, c’est à dire l’animateur qui déroule l’histoire, rebondit sur les actions des joueurs, en enrobant le déroulé de la partie dans une ambiance idoine. Les cartes Pokémon s’échangent et même se gagnent à la fête du jeu de Chazelles, qui organisait plusieurs tournois le samedi.Véritable marqueur de la fête du jeu, les sumos promettent des barres de rire sur fond de joutes endiablées: il faut pousser l’adversaire en dehors du tatami, ou à défaut « l’écrabouiller » au sol en se jetant sur lui ! Le tout dans un lourd costume de sumo qui ralentit, empêche de plier les jambes et interdit de se relever. Existe en deux tailles, enfants et adultes.Sur le stand de rétrogaming, Martin Gazeau, de Vouthon, présentait les bornes de rétrogaming développées par son père, qui a émulé tous les grands classiques du jeu d’arcade des années 1980-1990 sur des PC logés dans des bornes reproduisant les joysticks de l’époque. Tandis que les plus jeunes jouent, découvrant les jeux auxquels leurs parents jouaient étant jeunes, lesdits parents se renseignaient pour savoir comment bricoler leur propre machine à nostalgie.Créé en 2018, le Charente darts club était de retour à la fête. Fort de 70 adhérents, il tourne en 5 lieux différents chaque semaine : Voeuil-et-Giget le lundi, Condéon le mardi, Angoulême le mercredi (au bar Vin d’orge), La Rochefoucauld le jeudi, et Gond-Pontouvre le vendredi (à Lagora). Alors que le meilleur joueur français est 64e mondial, la discipline reste trustée par les Britanniques et les Néerlandais. « On est à la fête du jeu parce qu’on essaie de sortir les fléchettes du cliché d’activité de bar, pour les rapprocher de l’idée fléchettes loisir, voire fléchettes sport », résume Pierre Pèrié, président du club.Venue de Montbron, Séverine Delage proposait un atelier tissu, surtout couru par les jeunes filles à qui elle est capable de proposer de fabriquer des dominos en tissu! Animatrice de l’atelier ouvert de couture de la MJC de La Rochefoucauld, elle maîtrise toutes les techniques aux confins de la couture et de l’animation.L’authentique baby-foot, une valeur sûre !Le chantier, ses pelles et tractopelles, autre incontournable de la fête chazelloise…L’espace 0-3 ans se tenait au frais dans le dojo…