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Les gaz de schistes objectivés

Gaz et pierre, Chazelles connaît bien… Logique que l’Université de Pays y ait organisé sa conférence sur les gaz de schistes, samedi aux Civadaux.

Michel Seguin est bien connu en Charente pour ses recherches sur les gouffres qui l’ont conduit à créer Hydro Invest, entreprise familière des techniques de forage. Son exposé de deux heures et demi sur les gaz de schistes a intéressé plus d’une centaine de curieux. Un sujet brûlant d’actualité du fait de la technique la plus communément employée actuellement par les opérateurs : la fracturation hydraulique.

Parlant « d’argiles schisteuses », Michel Seguin a consacré la première partie de l’exposé aux faits géologiques. Issues de l’érosion, les argiles emprisonnent du gaz d’origine sédimentaire dans des poches. L’orateur a ensuite expliqué les deux modes de forage en vigueur : vertical ou dévié horizontalement, plus économique et moins envahissant en surface.

Il a abordé enfin la question des perspectives de cette énergie, et son impact environnemental, très différent selon qu’on est à proximité d’un bassin de population ou dans un désert. Il se trouve qu’en France, la ressource relève plutôt du premier cas. Michel Seguin s’est également interrogé sur les conséquences à long terme des fracturations et des pressions en profondeur. Avant d’en terminer par un examen des gains sur le long terme pour une énergie qui est loin de compter parmi les plus rentables.

En clôture de la rencontre, Alain Blanchard, directeur du site GRTGaz local, a projeté à la demande de l’Université de Pays un diaporama sur la toute nouvelle station de recompression chazelloise. Une unité que les Chazellois pourront visiter aux beaux jours promet le responsable.

Par Niels Goumy

Journaliste et éditeur de presse, Chazellois depuis 2005.

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