Une quarantaine de membres de l’association Les vieilles roues charentaises (voitures de collection) a rendu visite ce dimanche matin au Delta para club charentais sur la base ULM du Luquet.

Bonne ambiance ensoleillée ce matin sur la base ULM du Luquet, ou près d’une centaine de personnes ont pu échanger sur leurs passions respectives: les vieilles automobiles (qu’on n’ose qualifier de guimbardes vu leur rutilante superbe…) d’un côté, les ULM de l’autre (pendulaires et paramoteurs essentiellement à Chazelles, même si un pilote a rejoint les agapes en autogire).
Le point en commun ? La mécanique, à laquelle tous ces afficionados consacrent de nombreuses heures pour maintenir leurs destriers en état, qu’ils soient roulants ou volants !

Le club de 70 adhérents a été créé en 1969 par 5 passionnés. Il organise depuis des animations pour ses membres, qui doivent pour le devenir posséder une voiture de plus de 40 ans.
Tête de gondole de l’offre du club, sa journée mensuelle en voitures d’avant 1940: « On l’appelle la sortie des avant-guerre », résume le président. « Petits parcours, routes sympathiques, visites intéressantes et restaurant convivial » constituant les points cardinaux de l’organisation. La précédente sortie s’était d’ailleurs opportunément (vu le thème) tenue le 25 juin à deux encablures de la base ULM chazelloise, à la Section spéciale de sabotage (ferme Duruisseaud) à Bouëx.
La destination chazelloise est quant à elle née de la lecture d’un article de chazelles.info : « Nous avons lu le portrait du nouvel instructeur paramoteur, l’occasion d’apprendre qu’il y avait une base ULM au Luquet, on s’est dit: chic alors, allons voir ! », explique Pascaline Pequin, secrétaire de l’association toujours en quête d’activités originales. « L’aviation, la voiture, c’est un peu de la mécanique, donc on est des cousins, on a à peu près la même passion ».


On est très content de découvrir cette chose hors du commun qu’est l’ULM
Pascaline Pequin, porte-parole des Vieilles roues charentaises

Créé le 1er octobre 1977, le Delta club charentais est né au Gond-Pontouvre avec des deltaplanes (sur l’actuelle zone des Montagnes), avant que ces aéronefs ne soient motorisés pour devenir des ULM pendulaires. Dès lors, les pilotes n’avaient plus besoin pour s’élancer des pentes des Montagnes (qui de toutes façons finirent par s’urbaniser à outrance), et migrèrent au Luquet dans les années 1980, où ils érigèrent en 1991 le hangar pour parquer leurs machines.

L’arrivée en 2009 du paramotoriste Pascal Vallée et de son école permit ensuite d’accueillir les cousins paramotoristes, « et on se renomma alors Delta para club charentais », précise l’actuel président Jean-Paul Bonnoron.
Après une matinée à papoter et à s’envoyer en l’air, les ulmistes lançaient leur barbecue prévu sur place, tandis que la journée des automobilistes collectionneurs s’est poursuivie au restaurant Au rendez-Vous des compagnons à Vilhonneur puis au moulin de La Forge à Rancogne.

Démo de championne du monde

Coachée par Pascal Vallée, la pilote de paramoteur Sandra Moreels, championne de France de biplace en 2023, championne du monde en équipe 2024, vole depuis 2021 et court les championnats depuis l’an dernier (club de pratique loisirs Ailes en Ciel en Normandie, club d’entraînement 3Six au Luquet, club de compétition Eagles à Plouharnel).
Celle qui est aussi diplômée de Sciences Po et de HEC Paris et cadre supérieure à la Caisse des Dépôts a offert aux automobilistes rétro une démonstration de « P.A. » dans le jargon, ou précision-atterrissage, où le paramotoriste doit toucher le sol à un endroit pré-déterminé. Ici une version en ligne, où il s’agit de « flarer » pour toucher 6 quilles.